< back .... .... ....
 
 
LE DEPART
 
 
 
 
 

Avec Arthur Brown. Photo Dididuc.1ères heures sur l'île de B...
Avec Arthur Brown. Photo Dididuc.1ères heures sur l'île de B...
Djakharta. Photo Kashmir.

Fatigué des magnétophones, des carnets, des postures missionnaires, M.D. s'en va mais il a derrière lui tout un travail sur "l'aménagement de son territoire".

Historien et archéologue de formation, il découvre la photographie scientifique et obtient de Marcel Leglay un laboratoire dans les sous-sols d'une faculté de province, qu'il partage avec un physicien expert en spectrographies aux rayons X. En 1970, l'échec d'un projet de médiathèque de géographes le relègue dans l'enseignement. Peintre et photographe, il s'enferme dans le travail, rencontre Jude Stéfan, Michel Sicard, Henri Maccheroni, Michel Butor. Il publie des portraits, passe dans des ateliers de peintres, se risque à un travail sur les Poires. "Vous avez fait du nouveau avec les poires, comme Cézanne avec les pommes" lui écrit Butor en avril 1995. La mission dans l'île de B... survient au bout d'une vingtaine d'années d'apprentissages divers et de recherches atypiques. La conduite inattendue des indigènes, leurs enseignements autoritaires faisant du chercheur le jouet de sa science, tout dans cette histoire va changer les habitudes .

Journaliste, Arthur Brown, s'est intéressé aux travaux de M.D. et à l'expédition dans l'île de B... .Ils se connaissent depuis 1969 . Longtemps au Times, spécialiste des reportages sur sites archéologiques, Brown travaille en free-lance depuis toujours. Il vit à Singapour. La photographe a su montrer la détermination du chercheur au cours des minutes qui précèdent l'envol de ses amis dans l'hydravion qui vient de déposr son matériel . La chemise curieuse, la cigarette roulée, la chevalière, la montre 1930...... peu de détails inutiles dans ces portraits : M.D. est un original et un solitaire. Dans son article de 1994 Brown écrit :" Ce vieil enfant cultivé connaît les ficelles de la condition humaine, les bienfaits et les tourments de la solitude. Aurait-il quelque part une secrète horreur des réalités ? Une imagination active lui tient lieu d'enthousiasme . En amitié comme avec les femmes il ne donne qu'à bon entendeur. Qu'emporterait-il sur une île déserte ? un couteau, une harmonica et un dictionnaire ."
M.D. a rencontré Kashmir en Toscane lors d'une exposition que la ville d'Arezzo lui avait organisée en 1988. Perla Cacciaguerra, amie de Pasolini et traductrice de Jude Stefan les hébergeait dans sa maison de Cesa. Ce photographe , originaire de Calcutta travaille comme au dix-neuvième siècle, sans électronique et en noir. Un de ses assistants pratique encore la ferrotypie et le calotype. L'escale à Djakharta s'est accompagnée d'un passage obligatoire devant l'objectif . On remarque que la vue est inversée comme s'il s'agissait de l'image dépolie d'un Rolleiflex . Clin d'oeil de photographe , comme la toile punaisée sur le mur :"You're like Tintin in Indonesia..." répétait l' indien en riant .
 
 
 
 
 
 
 
 
 
< back .... .... ....

 

 

 

 

 

. compteur de visite